Ismaël Ben-Mesbah: adieu l’ami

Ismaël Ben-Mesbah est décédé le 13 avril, emporté par un mal foudroyant, à l’âge de 70 ans. Selon sa volonté, ses obsèques ont été célébrées, mercredi 17 avril, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, dans la stricte intimité. Instituteur en Algérie avant l’indépendance, il fuira le nouveau régime pour s’installer à Rezé comme juriste, puis plus tard à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Il avait été très marqué par son grand-père berbère, soldat de la Première guerre mondiale, qui lui avait appris La Marseillaise. Il lui rendait hommage dans son livre Mon grand-père, ce berbère.

Ismaël écrivait dans un français très pur dont notre ami Philippe Gilbert évoque la musicalité qui lui venait sans doute de son enfance en Algérie. Il avait publié une demi-douzaine d’ouvrages dont une pièce de théâtre, Le Trompeur trompé.

C’était un homme droit, d’une grande humanité, dont l’élégance naturelle n’avait d’égal que la modestie. Il ne comptait que des amis au sein de la Société des Ecrivains de Vendée, des amis qu’il aimait retrouver dans ses activités et lors des événements La Société des Ecrivains de Vendée n’oubliera pas Ismaël. Elle présente à son épouse, à ses enfants, et à tous les siens ses sincères condoléances et l’assurance de la sympathie de tous ses membres.

Philippe Mestre nous a quittésMESTRE-Philippe_photo

Philippe Mestre est décédé le 25 avril à l’âge de 89 ans. Ses obsèques ont été célébrées dans l’église de Talmont-Saint-Hilaire, sa commune natale.

Philippe Mestre a accompli une longue et brillante carrière d »homme d’Etat. Haut-fonctionnaire, il fut successivement Préfet du Gers, Préfet de Région de la Basse-Normandie, puis des Pays de la Loire (1976-1978). Il entame ensuite une carrière politique: député de la Vendée, de 1981 à 1993, vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire (1986-1998), il devient ministre des Anciens combattants, de 1993 à 1995. Il a par ailleurs été PDG du quotidien Presse Océan, de 1981 à 1993.

Ecrivain talentueux, passionné d’Histoire, Philippe Mestre a publié plusieurs romans. Quand flambait le Bocage avait été adapté à la télévision en 1978. Après Rue Saint-Nicaise, son roman Devant douze fusils obtient, en 2000, le Prix des Ecrivains de Vendée. C’est l’histoire d’un officier perdu, accusé à tort d’avoir participé à l’attentat du Petit-Clamart contre le Général de Gaulle qui, du fond de sa cellule, revisite son passé.

Plus récemment, il avait publié une uchronie remarquée: Un acte manqué, si Pétain avait rallié Alger en avril 1942? ou l’hypothèse d’un événement qui aurait pu changer le cours de l’Histoire. Son dernier livre, Mon roi d’un an, François II, évoque le bref règne de l’époux de Marie Stuart.

Philippe Mestre était un adhérent fidèle de la Société des Ecrivains de Vendée. Il aimait participer à sa vie et à ses rencontres amicales. Comme par exemple au déjeuner d’été d’août dernier. Il apportait à nos échanges son intelligence, sa vivacité d’esprit et sa hauteur de vue. Avec son départ, la Vendée perd l’un de ses grands écrivains.

La Société des Ecrivains de Vendée conservera son souvenir. Elle présente à son épouse et à sa famille ses sincères condoléances et les assure de toute sa sympathie.

 

Vient de paraître

Sauvetage en mer, un héroïne fantoche de Catherine Girard-Augry aux Editions Chez Maupassant

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La mer est, de tout temps, le terreau privilégié de hardis navigateurs, d’explorateurs, d’aventuriers, de marins courageux, dont les exploits demeurent dans toutes les mémoires, mais aussi d’hommes et de femmes intrépides dont les actes de bravoure restent, le plus souvent, anonymes. C’est le cas pour le sauvetage en mer.Cependant, certains ont le génie de s’arroger tous les héroïsmes et tous les honneurs. L’esbroufe devient leur mode de vie. Ce roman, inspiré de faits réels, en est un bel exemple. Claudie Gavreau est l’héroïne de Portmar, petite cité portuaire, située sur la côte atlantique, non loin de Nantes. Réputée première femme sauveteur, première femme patron de bateau, elle suscite l’admiration de tous. Mais que se cache-t-il derrière le beau portrait o­fficiel ?

Le roman nous fait découvrir la véritable personnalité de cette femme de mer et dévoile une imposture magistralement menée qui réussit à duper, avec la complicité de l’entourage, habitants, journalistes et personnalités o­fficielles. Au-delà des forfanteries et mensonges de certains personnages, l’ouvrage est aussi un hommage rendu à tous ceux qui risquent leur vie pour sauver celle des autres. Il pose également la question suivante : faut-il systématiquement démasquer ces héros imposteurs ? Au lecteur d’en juger.

Le farfadet de Saint-Gervais de Karine Giroud-Piffoz aux Editions Le Ver-Galantfarfadet

  Imaginez un salon du livre, des visiteurs, des écrivains, des livres. Beaucoup de livres. Et une jeune femme, Lénaëlle auteur de contes et de roamsn, spécialiste du petit peuple. Une jeune femme qui feuillette un livre, justement. Quand, au détour dez deux feuillets, déchirant la page, apparaît un farfadet. Intrusion. Harcèlement. Et la vie qui bascule, qui devient un enfer. Invivable.

Histoire insolite et douloureuse qui ne vous lâche pas. Peut-on en sortir indemne ?

Le marié de la Saint-Jean de Yves Viollier aux Presses de la Citéviollier_ marié saint-jean

1977. Le mariage de Zhida se prépare à la Gallifrère, la belle ferme de ses futurs beaux-parents, près de Luçon. Zhida, jeune Chinois du Cambodge, Français  » banane  » comme il dit – jaune à l’extérieur – a dû partir, seul, pour la France à l’âge de huit ans avec son petit frère, et aller en pension à Romilly. Son père, tout juste arrivé de Hong Kong, et son oncle, qui a pu échapper aux Khmers rouges et émigrer en France, seront là pour son mariage.
Au coeur des trois nuits étouffantes de plein été qui précèdent la fête, Zhida revit l’histoire de sa merveilleuse rencontre avec la rousse Gabrielle, qui l’a choisi sur les bancs du lycée. S’invitent aussi dans ses souvenirs l’enfance, que l’exil a rendue douloureuse, l’adolescence et la jeunesse précaires. Et c’est à sa mère, la grande absente, disparue dans les ténèbres de la barbarie, que ses pensées reviennent, elle dont le sourire fragile va l’accompagner jusqu’à l’autel.

La Matouze d’Eveline Thomer, réédité chez Océane Editionsthomer-matouze

La Matouze est une femme belle mais étrange dont le comportement impulsif effraie autant qu’il fascine. Aussi n’échappe-t-elle pas à la sévérité douloureuse de l’aînée de ses filles qui affronte héroïquement la tyrannie d’une mère castratrice et séductrice… La liberté de ton, l’aisance de la parole deviennent donc la part licencieuse que s’octroie la fille sur la famille.

Et ce récit délimite l’espace nécessaire où s’épanchent l’exaspération, la peur, la solitude et l’épuisement. Par lui s’exorcisent les maux et les souffrances. Ce qui pourrait être le douloureux roman de l’enfance se dissout dans les railleries pertinentes d’une jeune fille obstinément optimiste et pourvue d’une joie de vivre peu commune. L’histoire serait tragique si elle n’était drôle.

Il n’ y a finalement pas de fatalité pour les personnages même malheureux.

Portraits et anecdotes, poèmes de Catherine Dutailly aux Editions BOD

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Ce recueil présente une véritable fresque humaine dont l’auteur a peint les personnages avec poésie, fantaisie et humour. Les textes, très variés, mêlant imagination et réalisme avec beaucoup d’adresse, agrémentés de dessins originaux et de quelques peintures, vous feront passer d’agréables moments !

Voleur de lumière d’Eveline Thomer chez Océane Edition

voleur de lumiere couv1Jérémy se voit offrir pour ses 30 ans une trentaine d’appareils photos anciens ayant appartenu à un photographe peu ordinaire. Il ne sait pas que ce cadeau va bouleverser sa vie. Il remonte ainsi à une jeune photographe qui part en Russie en 1880 comme préceptrice des enfants du Tsar Alexandre III. Fasciné, il se rend dans son village natal pour en découvrir davantage. L’amour l’y attend. Rencontres et rebondissements enrichissent ce roman enrichissant.

Refrain de Bernard Grasset chez Jacques André Editeur

Avec Refrain, le voyage en compagnie des peintres et des musiciens se prolonge commegrasset_refrain sans fin. Refrain : revenir là où on est allé, creuser ce qui a déjà été contemplé et écouté, explorer, tel un possible, de nouvelles contrées. Retour et commencement. Dans l’alliance de la poésie avec la peinture et la musique se découvre un chemin de liberté et de lumière. En lisant Refrain le lecteur est invité à voyager, au fil de l’art, à travers les cultures, les siècles qui passent. Voyage – aventure dans le langage. Le dialogue des mots avec l’univers pictural et musical cherche ici son unité du côté des pays intérieurs, des secrets de l’homme, de l’accueil de l’insaisissable. Refrain : écouter, sillons d’un autre langage, ce lointain qui murmure le sacre de l’aurore.

Le Janus des gauchers de Pierre Deberdt  chez Ella éditions

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Avec son bahut à bout de souffle, Jeff vaque d’école en école. Ici, il présente son exposition sur l’eau ; là, il dessine son amour de la nature. Et les enfants sont aussi heureux que les instituteurs, tant Jeff possède un don pour capter, passionner. Tout s’effondre lorsqu’un éminent spécialiste lui diagnostique un cancer à l’issue fatale. C’est alors que Jeff retrouve Suzelle, son amour inoubliable, et croise le chemin d’Albine et ses amies. Il reprend formidablement goût à la vie !

Les amours de la mouette rieuse, poèmes de Françoise Bidois chez BookEditionbidois_mouette

Un voyage sur les ailes d’Éros. Un parcours entre virtuel et réalité, entre prose et poésie, au gré du vent et au fil des vagues. Au long de ses vols, la mouette aurait-elle croisé des amants au charme réel, des amoureux aux caresses célestes ?
Peut-être est-ce les pensées du moment mais dans le fond elles sont en harmonie avec ce que je suis, parfois leurs expressions diffèrent mais je ne crois pas rentrer dans le portrait de « la donna è mobile », la mouette n’est point volage… juste poète et si elle grave ses amours dans le sable, la mer se charge de les effacer. Ses plumes d’amoureuse sont parfois soulevées par le vent des mots, est-elle inconstante pour cela ?

Dans le vent des mots, nouvelles de Françoise Bidois chez BookEditions

bidois_ventsQuand le vent conte des histoires, n’est-il de meilleur moment que celui du partage ? Voici seize nouvelles cueillies sur les ailes du vent, celui qui souffle parfois sur les Pays de Loire ; qu’il soit Zéphyr encourageant à la douceur du rêve ou vent de Galerne qui vient du nord-ouest, froid et humide incitant à se blottir au chaud avec un livre. Écoutons-le rassembler tous ses mots, dans ces quelques contes ou nouvelles écrites pour les ados.
« N’oubliez pas l’histoire de l’humanité, partagez votre mémoire, c’est le Devoir des sages, car l’Histoire n’est faite que de conflits que l’Homme répète, confiez-là dans les livres, les mots sont faits pour cela. »
Je serai toujours là pour vous en faire souvenir.

« Vous m’en lirez tant », le magazine littéraire mensuel de RCF Vendée

Gilles Bély anime « Vous m’en lirez tant », le nouveau magazine littéraire de RCF Vendée, diffusé le premier jeudi de chaque mois, à 19 h 35, et le dimanche suivant, à 10 h. Il invite des écrivains vendéens ou voisins à parler de leurs derniers ouvrages. Des infos à propos des salons, des dédicaces, de la vie littéraire de notre région trouvent aussi leur place dans ce magazine.

Parmi les invités récents : François Bossis, « Le murmure des éoliennes », Dominique Durand, « Mila », Jacqueline Colleu, « Les Vendéens au Canada », Jean-Claude Lumet, « Maïmouna, la petite Sénégalaise », qui ont succédé aux premiers invités, Philippe Gilbert, Gilbert Métivier, Joël Gaucher, Roger Albert et Louis Renaud, Jean Rousseau, Marie-France Thiery-Bertaud, Joël Couteau, Yvon Marquis et Alain Perrocheau. On peut écouter ces émissions en podcasts sur le site de RCF Vendée : rcf.fr

Amis poètes

Si vous souhaitez redécouvrir la poésie et les poètes connus et moins connus, retrouvez l’émission « Poésie ma voisine » sur RCF, chaque dimanche à 12h. Embarquez pour un quart d’heure de poésie avec André Guilbaud et Alain Perrocheau. En mai-juin, ils s’intéressent entre autres à Blaise Cendrars, Clod’aria, et Paul Eluard dans leurs émissions. Chacune est diffusée le dimanche à midi, mais est facile à réécouter sur le site web de RCF Vendée, rubrique « Podcasts ».

Retrouvez le dernier Lire en Vendée

Cliquez sur le lien ci-dessous pour retrouver l’ensemble de la revue : Lire en Vendée n°31 Une n° 31 Lire en Vendée 001

Au sommaire :  Les 40 ans de la Société des Ecrivains de Vendée – Les Prix littéraires vendéens – Hommage au Chanoine Duret et à Claude Mercier – Les salons vendéens – Théâtre et cinéma – Les pages de Vendée Historial – 32 pages de présentations de livres parus dans l’année – Le coin du CVRH et la page des Ecrivains de la Mer.

 

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